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Nexidée GmbH

UN CERTAIN REGARD SUR L'ACHAT ET L'INNOVATION DANS LES PAYS DE LANGUE ALLEMANDE
Cette section est principalement réalisée en français. Si vous souhaitez publier un message pour les acheteurs français sur ce blog, vous pouvez les envoyer par information@nexidee.eu
Diese Rubrik wird hauptsächlich in französischer Sprache geführt. Wenn Sie eine Meldung für französische Einkäufer über diesen Blog veröffentlichen möchten, können Sie uns diese gerne über information@nexidee.eu senden.

Merci Donald!

La COP 23 sera présidée par la République des Fidji mais, pour des raisons logistiques, la conférence est organisée à Bonn, sur le campus de l’Université des Nations-Unies. La COP 23 aura lieu du 6 au 17 novembre 2017.
La décision du Président des Etats-Unis de ne pas respecter l’Accord de Paris pourtant ratifié par son pays le 3 septembre 2016 aura un retentissement sur cette 23ème conférence des Parties et fera peser une pression particulière sur la présidence fidjienne comme  sur le pays hôte de la conférence.

L’Allemagne à une belle carte à jouer en favorisant une alliance entre l’Union Européenne, la Chine, l’Inde et l’immense majorité des 147 Parties ayant déjà ratifié l’accord issu de la COP 21, entré en vigueur le 4 novembre 2016.

La stratégie allemande de leadership mondial pour les nouvelles énergies renouvelables, les transports et l’agriculture écoresponsables et plus généralement les technologies propres va connaître un élan supplémentaire grâce à l’auto-marginalisation des Etats-Unis. L’impact sur les flux commerciaux pourrait être assez rapide et on devrait assister au retour d’une partie des scientifiques de haut niveau en poste dans les laboratoires situés outre-Atlantique voire à la relocalisation en Europe de quelques centres de recherche.

Devenue très sensible aux migrations internationales, l’Allemagne tire argument des impacts humains et sociaux des migrations climatiques pour soutenir l’effort de prévention des catastrophes climatiques. La présidence fidjienne mettra en lumière la question des écoréfugiés. En effet, un accord entre la République des Fidji et la République des Kiribati prévoit l’accueil des kiribatiens (110.000 hab.) en cas de submersion de leur pays. Les Iles Kiribati, dont plusieurs îlots ont disparu, ont acheté 2.000 hectares de terres aux Fidji dans cette perspective.

Au cœur du pays rhénan, les délégués ne rateront rien du premier jour du carnaval qui débute traditionnellement le 11 / 11 à 11 heures 11. Vous pouvez préparer votre venue à Bonn par une visite virtuelle du site de la COP 23 ici : http://newsroom.unfccc.int/fr/cop23-bonn/

[3 juin 2017]

L’union fait la force

Lorsque deux entreprises mettent en commun leurs achats, il s’agit souvent de dépasser la simple consolidation des volumes achetés. La création d’une coentreprise en charge des achats et de la logistique par le géant allemand de la distribution EDEKA et Budnikowsky, le spécialiste régional (Hambourg) des petites drogueries de quartier, est aussi un mariage entre puissance et savoir-faire.


EDEKA fondée comme coopérative d’achat d’épiciers est une alliance de 4000 commerçants indépendants qui exploitent plus de 11.000 supermarchés, emploient près de 350.000 salariés et réalisent plus de 48 milliards d’Euro de CA.

Budnikowsky, entreprise familiale fondée en 1912 par Ivan Budnikowsky est intégrée dans le paysage commercial de Hambourg grâce à 180 magasins de vente au détail de cosmétiques, de produits d’entretien et d’hygiène comme d’articles ménagers ou de parapharmacie. Urbaine, très sensible aux questions environnementales, compétitive et très intégrée dans les quartiers, la marque centenaire qui est considérée comme un modèle du commerce de détail est plus moderne que jamais.

L’alliance des achats est le premier pas vers une coopération étendue. EDEKA pourra acquérir le savoir-faire très spécifique de Budnikowsky pour renforcer ses positions face aux grands de la droguerie en Allemagne que sont DM et Rossmann et bousculer ce duopole qui domine le marché depuis la disparition de Schlecker.

«Budni», selon le diminutif que l’habitant de Hambourg utilise pour désigner la petite droguerie où il a ses habitudes, bénéficiera quant à lui de la puissance d’un géant du commerce de détail pour renforcer ses marques de distributeur (Budnident, Budnicare, Budnibaby) et profiter de la croissance du marché du bien-être et des compléments alimentaires.

[25 mai 2017]

L’intelligence des masses au service de l’assurance qualité

Fondée sur 200.000 testeurs présents dans 193 pays, la force de la société Testbirds de Munich, repose sur sa capacité à mobiliser l’intelligence des masses pour déceler la moindre erreur ou incohérence de fonctionnement d’un site Internet, d’une application, d’un objet connecté, d’un jeu ou de tout autre développement informatique.

Les testeurs ont les profils socio-culturels les plus variés et utilisent leurs propres appareils. Cet aspect clé permet de garantir des tests avec toutes les combinaisons matériel / système d’exploitation / navigateur imaginables. On sort des conditions stériles du labo pour affronter d’emblée la réalité variée et compliquée. Chaque testeur éprouve le produit nouveau dans un environnement réel et détecte très vite les bugs mais aussi les incompatibilités entre applications. La dispersion géographique des testeurs permet de fiabiliser les outils de géolocalisation et de cartographie.
Les campagnes de crowdtesting concernent autant des versions en cours d’élaboration que l’ultime chasse au bug d’un produit fini, souvent dans une course contre la montre.
Pour le client de Testbirds, c’est la garantie d’un gain d’image et de sérieux car ce ne sont plus les utilisateurs qui signalent les erreurs et les défauts de jeunesse avec ce sentiment bien connu d’avoir payé le prix fort pour un fruit encore bien vert.
Le crowdtesting devrait contribuer au «zéro défaut - zéro panne» qui devrait s’imposer comme un des dogmes de l’industrie 4.0.
Testbirds est également présent au Royaume-Uni, en Suède et aux Pays-Bas. Des franchisés représentent la société en Hongrie et en Slovaquie.
Le site de Testbirds est disponible ici : https://www.testbirds.de/

[14 mai 2017]

Un magnifique projet de promotion de l’égalité professionnelle

C’est un citoyen de RDA, Sigmund Jähn, qui dès 1978 a été le premier allemand dans l’espace. Depuis, dix autres allemands ont participé à des missions extra-atmosphériques en coopération avec la Russie ou les Etats-Unis. L’absence de femmes a conduit une initiative privée à encourager l’accès d’une allemande au métier d’astronaute.

Pour attirer plus de jeunes filles vers les carrières scientifiques et techniques, les promoteurs de l’initiative «Die Astronautin» ont décidé de susciter les candidatures de jeunes professionnelles compétentes et volontaires pour travailler à bord de la station spatiale internationale (ISS).
A l’issue de plusieurs étapes de sélection, les deux femmes retenues ont été choisies parmi 408 candidates. Il s’agit de Mesdames Nicola Baumann (à droite sur la photo) et Insa Thiele-Eich. La première est pilote de chasse, spécialiste en interception et défense aérienne et diplômée en génie mécanique, la seconde est météorologue, spécialiste des interactions entre les sols, la végétation et l’atmosphère et rédige actuellement une thèse.

Pour les deux finalistes, une astronaute et son double, le programme de formation initiale sera dense en attendant le vol à bord de l’ISS en 2020: brevet de plongée, apprentissage de la vie en apesanteur, langue russe, etc. Grâce au succès de la première campagne de financement, les promoteurs de «Die Astronautin» pourront mobiliser d’autres donateurs et institutions pour organiser des vols paraboliques, des stages techniques et de préparation psychologique.

Ce projet de promotion de l'égalité professionnelle hommes / femmes méritait notre soutien. La société Nexidée est fière d’appartenir aux contributeurs de la première campagne de financement et s’associe avec enthousiasme au grand projet européen que représente la conquête spatiale.

On peut en apprendre plus sur le projet ici : http://dieastronautin.de/

[30 avril 2017]

 

La valisette verte est magique!

GreenPack® est une solution d’utilisation facile qui augmente l’autonomie des véhicules électriques et stocke l’électricité à grande échelle.


Le concept de l’entreprise berlinoise est simple : des batteries de batteries dissimulées dans des bancs publics ou des armoires sont à la fois lieu de stockage d’électricité et recharge universelle. L’abonné retire un pack chargé (48V, 30A, 1400Wh) pour alimenter son véhicule léger, ses outils ou, très bientôt, un transformateur pour les usages classiques du 220V.
A l’issue de l’utilisation, le pack est replacé dans un rack pour le rechargement où il sert alors de capacité de stockage de la surproduction d’électricité.

Le réseau de racks de stockage constitue une centrale virtuelle qui délivre de l’électricité sans délai de montée en puissance, au cœur de la ville. Cela en fait une brique essentielle d’un réseau électrique intelligent («smartgrid»).
Ce mariage entre mobilité urbaine et gestion intelligente du réseau électrique est le fondement du concept GreenPack® et ouvre des perspectives gigantesques. Les premiers utilisateurs sont des coursiers urbains, qui, à Berlin, trouvent toujours de quoi échanger leur pack et poursuivre les livraisons avec leurs rickshaws électriques ou des vélos-cargos.
Les véhicules n’ont plus de temps d’immobilisation pour recharge et ont une autonomie infinie. Le temps d’échange d’un pack batterie est inférieur à 10 secondes ; le temps de rechargement complet d’une batterie est de 180 minutes (données constructeur).

Le site de GreenPack® est disponible ici :http://www.greenpack.de/

[5 avril 2017]

Noir c’est noir mais il y a de l’espoir !


A Berlin, le conseil des ministres a approuvé une loi facilitant la lutte contre l’attribution de marchés publics aux entreprises délinquantes. La loi a été présentée par la Ministre de l’économie, Madame Brigitte Zypries, deux mois après sa nomination, intervenue en cours de législature, ce qui est rare en Allemagne.
La loi qui sera soumise au vote du Parlement prévoit une liste noire sur laquelle devront être inscrites toutes les entreprises condamnées. Seuls les actes graves de délinquance entrainent l’inscription sur cette liste noire : corruption, blanchiment, escroquerie, fraude fiscale, financement du terrorisme, association de malfaiteurs, traite des êtres humains, participation à une entente, manquements aux règles de détachement des travailleurs, travail dissimulé, etc.
Pour tout marché supérieur à 30.000 Euros, l’adjudicateur devra consulter la base de données et écarter de la compétition les entreprises y figurant .

La valeur annuelle des marchés publics allemands oscille entre 280 et 300 milliards d’Euros. Ces marchés seront à l’avenir réservés aux entreprises honnêtes.
Peut-être que « titulaire d’un marché public » deviendra une distinction aussi honorable que « fournisseur de la couronne » !


Le texte intégral du projet de loi est disponible :
http://www.bmwi.de/Redaktion/DE/Downloads/Gesetz/gesetzesentwurf-einfuehrung-eines-wettbewerbsregisters.pdf?__blob=publicationFile&v=4

[3 avril 2017]

Mots-clés :

Mais qui sont Vero et Selvie ?

Personnages réels, Vero l’allemande de Berlin et Selvie l’indienne de Valparai sont les deux héroïnes d’une campagne de promotion des textiles équitables et durables. Initiée par le Ministère fédéral allemand de la coopération économique internationale («Bundesministerium für Wirtschaftliche Zusammenarbeit» – BMZ), l’opération a pour but d’éclairer le choix des consommatrices et consommateurs en matière d’achat d’articles de mode.

Quatre ans après la catastrophe du Rana Plaza, symbole de l’irresponsabilité sociétale des deux géants allemands du discount textile KIK et NKD qui comptaient parmi les grands donneurs d’ordres des ateliers dont l’effondrement a causé plus de mille morts, les pouvoirs publics constatent que les efforts du secteur de l’habillement sont très insuffisants. Même si l’alliance textile équitable (https://www.textilbuendnis.com/de/) compte 177 membres, il était temps de donner au consommateur final les moyens d’exercer une saine pression sur les commerçants.

La campagne Vero et Selvie démasque les conséquences sociales et environnementales de la surconsommation occidentale favorisée par l’industrie de la mode et explique clairement les désastres causés par les conditions d’emploi inqualifiables, l’utilisation massive de pesticides dans les champs de coton, la multiplication des traitements chimiques dangereux en cours de fabrication et la montagne de déchets causée par les achats impulsifs et compulsifs de vêtements.

Le portail Internet de la campagne renvoie au site gouvernemental consacré aux certifications et labels. Ce site explique en termes accessibles la portée et le sérieux des 27 certifications textiles courantes : https://www.siegelklarheit.de/home


La campagne Vero et Selvie démontre le pouvoir de l’acheteur, qu’il s’agisse du professionnel ou du consommateur et pourrait inspirer la France et l’Espagne, autres grands clients des confectionneurs du Rana Plaza.

[9 mars 2017]

Réel ou virtuel ?

Le salon du facility management et des services à l’industrie, INservFM, est organisé du 21 au 23 avril 2017 à Francfort-sur-le-Main. Rendez-vous des professionnels du FM et des nombreuses formations universitaires spécialisées allemandes, autrichiennes et suisses, ce salon offre un point de vue unique sur la gestion de l’environnement de travail.

Comme de nombreux secteurs de l’économie, le FM est directement concerné par la transformation numérique et les changements en profondeur du monde du travail.

La numérisation de l’industrie entraîne l’adaptation des méthodes de maintenance industrielle et les prestataires adaptent leur offre aux nouveaux standards de disponibilité et de fiabilité des équipements, à l’organisation de plus en plus fluide de la production et à l’échange permanent de données au sein de la chaîne d’approvisionnement grâce aux objets connectés.

Pour le secteur tertiaire, les spécialistes des processus support élargissent leur gamme de prestations pour tenir compte de l’intégration des générations Y et Z au sein des équipes et  favoriser la flexibilisation du monde du travail qui passe par l’individualisation des horaires et des lieux de travail, l’intégration de co-producteurs extérieurs (free-lance, consultants, clients et fournisseurs, etc.) et la désintégration progressive des organisations hiérarchisées stables au profit d’équipes ad hoc, de structures projet et d’ateliers créatifs.

L’offre de FM est encore centrée sur l’espace de travail physique, mais les pionniers du secteur sont prêts à virtualiser les lieux de travail, par exemple en aménageant des cyber-réunions auxquelles les télétravailleurs participent grâce à l’holoportation 3D depuis une cabine de prise de vues proche de chez eux.

Fini les acheteurs dociles !


Les efforts des pays développés, en particulier dans le cadre de l’OCDE, pour prévenir et combatte la corruption portent leurs fruits. La mauvaise réputation des grands appels d’offres publics, plus connus pour les commissions, les frais commerciaux exceptionnels et les honoraires fictifs que pour la performance des achats est bien ancrée mais l’Autriche démontre aujourd’hui que le fatalisme n’a plus cours.

Le 16 février 2017, le ministère de la défense a déposé une plainte auprès du Procureur de la République de Vienne contre Airbus Defence and Space en raison de soupçons de tromperies et de fraudes à l’occasion de l’achat de dix avions de combat Eurofighter.

La «Finanzprokuratur», qui est à la fois le conseil juridique du gouvernement et l’avocat de l’Etat pour les contentieux de droit privé, s’est jointe à cette plainte au pénal.

La plainte de la Défense se fonde sur les investigations de la «Task force Eurofighter» formée en 2012 et dont le rapport du 12 février 2017 (consultable ici : http://www.bundesheer.at/download_archiv/pdfs/bericht_tf_eurofighter.pdf) démontre selon le ministère qu’Airbus (à l’époque EADS) a trompé son futur client sur le véritable coût et les véritables caractéristiques techniques de l’avion. L’indemnité demandée par la République autrichienne est fondée sur la différence entre les coûts prévus par l’avionneur et les coûts d’exploitation réels et pourrait atteindre 1,1 milliard d’Euros selon les plaignants.

Le ministre autrichien de la Défense, Hans Peter Doskozil, souligne aussi la portée politique de la plainte en affirmant que seule la transparence dans le dossier Eurofighter marqué par 15 années de soupçons de corruption et la démonstration de la bonne gestion des deniers publics pourront convaincre le contribuable de la nécessité de poursuivre l’effort de financement de la défense nationale.

[16 février 2017]

Guerre de communiqués


La guerre des anciens et des modernes implique deux sociétés au passé bien différent. D’une part, le Souabe SHW (Schwäbische Hüttenwerke), fondé en 1365 et, d’autre part, Tesla, fondé en Californie 638 ans plus tard, en 2003.

En septembre 2016, SHW se félicitait de la signature d’un contrat de 100 millions d’Euros pour les pompes hydrauliques d'une voiture 100% électrique. On sait depuis qu’il s’agit du futur bébé de Tesla, la modèle 3, dont la production doit débuter dans quelques mois.

Le contrat vient d’être dénoncé par Tesla. La presse allemande y voit une étrange coïncidence avec la nomination d’Elon Musk au sein du «manufacturing council» qui conseille le Président Trump pour les affaires industrielles. La société Tesla contredit fermement cette interprétation et affirme que seules des raisons techniques ont conduit au changement de fournisseur. Suite à quoi SHW a fait part de son intention de porter l’affaire devant les tribunaux, aucun défaut technique n’ayant, selon l’industriel, été porté à sa connaissance.

La polémique risque de peser sur les ventes de Tesla en Allemagne, dont le modèle S est en tête des importations de son segment.

La question de l’origine des composants est rituelle pour l’industrie automobile. On ne peut que difficilement attribuer une origine géographique à une voiture. La NHTSA («National highway traffic safety administration») s’y emploie quand même et son dernier classement place la Mercedes classe C comme voiture vendue aux Etats-Unis avec la plus forte proportion de composants provenant des Etats-Unis et du Canada (80%). 

https://one.nhtsa.gov/Laws-&-Regulations/Part-583-American-Automobile-Labeling-Act-(AALA)-Reports

[1er février 2017]

 

Toujours verte à 82 ans !


400.000 visiteurs sont attendus à Berlin, pour la 82ème «Grüne Woche», la semaine verte, qui est le salon international de l’agriculture de Berlin.

Du 20 au 29 janvier 2017, plus de 1.600 exposants issus de 66 pays présentent leurs produits et les dernières innovations aux professionnels, au public et à 5.000 journalistes.
Plus de 300 forums et séminaires ainsi que le congrès des agro-carburants sont organisés durant la «Grüne Woche» qui est aussi un important lieu gastronomique, en particulier pour les dernières tendances de la «street food».
Outre le locavorisme et le développement durable, les technologies vertes sont au coeur de l'évènnement et la section bio-tech du salon (www.naturetec-igw.de) offre un panorama très complet des produits de la bioéconomie et de l’utilisation de végétaux dans tous les secteurs de l’économie: carburants et lubrifiants, matériaux isolants, emballages, etc.


Parallèlement au salon a lieu, dans le cadre du Global Forum for Food and Agriculture, (GFFA) la 9ème conférence internationale des ministres de l’agriculture. Avec 65 ministres présents, il s’agit de la plus importante réunion de ministres de l’agriculture au monde.

Une idée béton !

Le stockage de l’électricité demeure un enjeu technologique et environnemental de première importance et le procédé mis au point par deux universitaires de Francfort et de Sarrebruck pourrait «renverser la table».

Le concept est simple : une sphère en béton équipée de valves reliées à une turbine est posée au fond de la mer. En phase de surproduction d’électricité d’origine éolienne ou photovoltaïque, une pompe fait le vide dans la sphère. En période de manque d’électricité, l’eau de mer est admise dans la sphère en entraînant une turbine. La colonne d’eau fournit la pression, à 700 mètres sous le niveau de la mer la pression est d’environ 70 bars.
Les essais d’un prototype (photo) à l’échelle 1/10° posé au fond du Lac de Constance par 100m de fond ont permis de valider le concept et de vérifier les propriétés ichtyophiles de la turbine. La prochaine étape est la construction d’un démonstrateur de 30m de diamètre installé par 700m de fond, qui devrait avoir la capacité de produire 20MWh à chaque remplissage de la cuve.
L’immersion offre l’avantage de la pression hydrostatique mais également celui de la dissimulation de l’ouvrage, à la différence des barrages de pompage-turbinage actuels.
L’avenir pourrait être le déploiement de ces drôles de ballons en batterie, à proximité de lieux de production intermittents d’électricité (photovoltaïque ou éolien côtier) ou de centres de consommations (villes littorales). Un premier parc de 200 sphères pour une capacité de production de 4GWh, mobilisable en quelques millisecondes, est envisagé pour le milieu des années 2020.

Roulez petits bolides!

 

En sport automobile, les pilotes en sueur et les nuages de gaz d’échappement symbolisent toujours davantage une époque révolue. Après la percée des courses de voitures électriques aux performances époustouflantes, prenons le pari que 2017 sera l’année des courses de voitures autonomes sur circuit.
Les universités techniques s’affrontent depuis des années par petits robots autonomes interposés. En août prochain le circuit de Hockenheim accueillera une course de «vraies» voitures autonomes dans le cadre de la «Formula Student Driverless» ou FSD. Il s’agira en fait de voitures ayant été homologuées avec pilote et qui sont transformées pour cette compétition de véhicules autonomes.


Les inscriptions sont ouvertes à compter du 16 janvier 2017 aux universités et écoles d’ingénieurs à même d’allier techniques automobiles et génie logiciel. Le nom des équipes engagées sera mis en ligne par les organisateurs :https://www.formulastudent.de/teams/registered/
Une université a déjà dévoilé ses intentions, il s’agit de l’université technique de Darmstadt dont l’écurie de course, la DART (Darmstadt Racing Team) est une habituée des podiums de Formula Student.
Le règlement de la compétition rédigé dans le cadre d’un projet collaboratif, le «Formula Student Driverless Concept Award», a été publié par les organisateurs qui attendent de ce nouveau défi le même effet qu’en 2010, lorsqu’ils ont lancé la compétition de voitures électriques. Il s’agit d’être la vitrine des travaux universitaires de pointe et de contribuer à la préparation des étudiants à l’entrée dans la vie active en leur permettant de mettre en évidence leurs talents de jeunes ingénieurs, leur goût pour la compétition et surtout leurs compétences dans les technologies de pointe.

Les pros aussi.
Dès que le prototype présenté en novembre 2016 à Marrakech sera amélioré, les épreuves du circuit international de Formule E seront élargies à des courses de voitures autonomes. Ces Roboraces des promoteurs de la Formule E fonctionneront avec un bolide commun aux dix équipes en compétition. Seuls les logiciels et les algorithmes d’intelligence artificielle à même d’adapter vitesse et trajectoire en temps réel étant développés par chaque compétiteur.
Les premiers tours de circuit publics du prototype « Devbot 1 » sont disponibles en vidéo : http://roborace.com/?gclid=CNqyjIDKndECFQrncgodE1IA4g

Une ville en vitrine !

Partant du constat que l’Allemagne ne classe aucune ville parmi les 20 premières du classement des «smart cities» de l’Union Européenne établi par les Universités de Vienne et Delft, Bitkom, en coopération avec l’association des villes allemandes, organise le concours de la ville numérique.

Bitkom, créé en 1999, est le syndicat des professionnels du numérique, regroupant 2.400 entreprises de l’économie numérique dont 1.000 ETI et 300 start-ups.

La ville gagnante sera transformée en prototype de la ville numérisée. Les axes de transformation pour cette future "smart city" portent sur la mobilité, l’énergie, la santé, l’éducation, le commerce et l’administration publique. Les infrastructures urbaines, le transport de marchandises et la sécurité font également partie de champ de la transformation numérique du lauréat.

Selon l’ampleur que représentera l’opération pour la ville retenue, le budget sera, en millions d’Euros, « à deux ou trois chiffres » et financé par 19 partenaires industriels. Le succès du projet repose sur l’action convergente de tous les acteurs, fédérés par Bitkom et la mise en évidence rapide d’avantages pour la population.

Les villes ont jusqu’au 15 mars 2017 pour faire état de leur candidature. Le début de la mise en œuvre est prévu pour début 2018.

Les conditions de candidature sont simples : entre 100.000 et 150.000 habitants, un caractère urbain affirmé, de bonnes infrastructures de transport et la présence d’une université.

Souhaitons le plus entier succès à ce projet phare.

[19 décembre 2016]

Treize

MOIA est la 13ème marque du groupe Volkswagen.

Constatant son retard dans le domaine de la fonctionnalisation de l’automobile, le groupe VW AG a récemment annoncé la naissance d’une treizième marque, spécialiste des services de mobilité. Implantées à Berlin, les équipes de MOIA ont la charge de développer les solutions pour tous les utilisateurs de services de mobilité qui ne sont pas possesseurs d’une automobile. Les premiers projets devraient être réalisés en partenariat avec la ville de Hambourg.

La proximité avec les marques du groupe devrait faciliter la transformation des modèles et leur adaptation aux impératifs de l’économie collaborative, comme la possibilité de séparation du coffre, une partie étant destinée à recevoir les colis déposés ou retirés par des livreurs pendant le stationnement du véhicule. La conception de modèles spécifiques aux services d’autopartage est également envisageable. Si le constructeur n’est plus le vendeur mais l’exploitant du véhicule, il est enfin motivé pour en faciliter l’usage, réduire la probabilité de dégâts au moindre choc et réduire les coûts de maintenance.

L’émergence de services de mobilité pour le transport de personnes comme pour le transport de fret représente un enjeu considérable du fait de la diminution attendue du nombre de véhicules en circulation, de la réappropriation de la voirie par les villes et du bannissement des véhicules des centres-villes.

La participation des deux marques de poids-lourds du groupe (MAN et SCANIA) à l’European Truck Platooning Challenge (https://www.eutruckplatooning.com/home/default.aspx) organisé à l’occasion de la présidence Néerlandaise de l’Union Européenne avait déjà démontré la volonté du groupe Volkswagen de ne pas rater les virages de la numérisation et du véhicule autonome.

MOIA devrait permettre à VW d’être prêt pour la fonctionnalisation des transports et de devenir la marque spécialiste du trajet de A à B, laissant à Audi et Bugatti le soin de transporter leurs clients de A à A.

Mais où est l’ABE ?

Lancé en 2001 le «Cycle de Doha» de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) vise la réduction des barrières douanières entravant le développement. Depuis 2014 une négociation spécifique porte sur l’abaissement des barrières touchant les biens environnementaux. L’entrée en vigueur de l’Accord sur les biens environnementaux (ABE) faciliterait les échanges de biens «verts».
La réunion des ministres à Genève du 1er au 4 décembre aurait dû se conclure par la signature de l’ABE mais plusieurs « rounds » de négociation supplémentaires seront nécessaires, en particulier pour définir la liste des produits et services éligibles.


Après le fiasco de Genève, l’OMC a fait savoir que «Des discussions constructives ont eu lieu et des progrès ont été faits mais les participants n’ont pas été en mesure de réduire les divergences existantes à ce stade. Ces discussions intensives ouvrent la voie pour de nouvelles négociations dans l’avenir.»
Les 46 parties à l’ABE (Union Européenne à 28 + Australie, Canada, Chine, Corée du Sud, Costa-Rica, Etats-Unis Hong-Kong, Islande, Israël, Japon, Liechtenstein, Norvège, Nouvelle-Zélande, Suisse, Singapour, Taïwan et Turquie) sont les principaux acteurs des technologies environnementales et se retrouveront donc lors d’un 19ème «round» de négociations.


De la disparition des barrières douanières (droits et barrières non-tarifaires) on attend une baisse du prix des technologies propres et en conséquence un encouragement à utiliser les dispositifs de filtration de l’air et de l’eau, les nouvelles énergies renouvelables, les instruments de mesure et de contrôle des émissions polluantes, les meilleures techniques de tri et de réemploi des déchets.

[© Nexidée®, 6 décembre 2016]

Relocaliser : simple mode ou vraie tendance ?

Les déçus des délocalisations ne sont pas rares, ainsi la société de tradition Schunk, spécialiste des porte-outils, des mors de serrage et des robots de préhension avait dès 2009 mis fin à son activité de production à Hangzhou afin de préserver un standard de qualité digne du «made in Germany» pour ses accessoires de machines-outils de très haute précision.

Le tour des produits de grande consommation semble venu. La chaussure de course Futurecraft MFG, «MFG» signifiant «made for Germany», est produite par Adidas en coopération avec la société Oechsle à Ansbach-Brodswinden, en Bavière, à 50 km au Sud-Ouest de Nuremberg, en bordure de l’autoroute A6 qui relie la France (Brême d’Or) à la République Tchèque.

La Speedfactory imaginée pour cette production utilise les dernières technologies de la plasturgie et de l’impression 3D pour produire sur 4.700m2 des chaussures uniques, adaptées à la morphologie et aux souhaits de chaque client.

Associée à la production de micro-séries, les avantages de la relocalisation («reshoring») sont prodigieux. Le consommateur a accès à des produits sur mesure, au design desquels il a activement participé, par exemple en créant des coloris ou téléchargé des photos. Les stocks de produits finis ne sont plus nécessaires, le délai entre le design du produit et la livraison se compte en heures. C’est aussi la fin des invendus, des rabais et des soldes : les robots et les imprimantes 3 D se mettent au travail après la confirmation de la commande. De plus, l’adaptation de la gamme aux dernières tendances est possible à tout moment.

Une usine du même type est prévue aux Etats-Unis pour servir les clients nord-américains. Elle doit ouvrir en 2017 à Cherokee County au Nord d’Atlanta.

Ces micro-usines, qualifiées il y a peu d’usines du futur, fonctionnent grâce à la force d’innovation des industriels de la machine-outil, à la main d’œuvre très qualifiée qui y travaille et à la pression du marché qui attend que des biens de consommation "customisés" soient livrés le lendemain de la commande. Dans le cas de la Speedfactory, Adidas annonce un délai de 5 heures entre la confirmation de commande et la sortie d’usine.

Speedfactory est un des 15 projets développés dans le cadre de l’initiative «Autonomique pour l’industrie 4.0» du Ministère fédéral de l’économie qui soutient les rapprochements entre nouvelles technologies de l’information et nouveaux modes de production.

[©Nexidée® 28 novembre 2016]

Automobile: un secteur agité

Bien loin des centres traditionnels de la construction automobile (Stuttgart, Munich, Wolfsburg, Ingolstadt) et de leurs usines géantes, c’est aux deux extrémités de l’Allemagne, à Berlin et à Aix-la-Chapelle que des créateurs imaginatifs produisent les engins de la nouvelle mobilité.
L’américain Local motors, séduit par la qualité des ingénieurs et techniciens comme par le statut de « capitale européenne des créatifs », a implanté une micro usine urbaine à Berlin. Le produit phare est le microbus Olli, véhicule autonome à propulsion électrique. Le véhicule est convoqué depuis un smartphone et optimise parcours et arrêts en fonction des demandes de trajet et des interconnexions avec les autres modes de déplacement. Pour l’instant, l’usage est réservé aux sites privés tels que campus ou parcs industriels afin de valider le concept. Spécialiste de la production à la demande dans des ateliers équipés en imprimantes 3D, Local motors développe à Berlin une offre de mobilité urbaine et écoresponsable.
 
 
A Aix-la-Chapelle (Aachen), à quelques kilomètres de la Belgique, c’est une filiale du groupe Deutsche Post – DHL qui construit des petits utilitaires électriques innovants. Autonome à petite vitesse le véhicule suit tout seul le facteur dans sa tournée, lui évitant d’avoir à revenir sur ses pas pour avancer sa camionnette. La société StreetScooter produit également des vélos et des triporteurs électriques. Grâce à cette nouvelle flotte de véhicules, Deutsche Post - DHL promet de généraliser la distribution du courrier et des colis sans utilisation de moteurs thermiques ou hybrides, comme c’est déjà le cas à Bonn, l’ancienne capitale fédérale.
Face à ces nouveaux entrants dynamiques, les constructeurs traditionnels ne restent pas les bras ballants. VW, toujours disgracié par le scandale de la manipulation des tests de rejets atmosphériques, a annoncé un revirement stratégique majeur, promet 30 modèles à propulsion électrique d’ici 2020 et a implanté à Berlin son « Digital Lab » qui doit développer la meilleure plate-forme numérique de l’industrie automobile.
Les trois grands constructeurs allemands ont également pris pied sur le marché de l’autopartage. VW détient une participation dans Greenwheels, Drive Now est adossé à BMW et Mini alors que Daimler développe la marque Car2Go.
 [22 novembre 2016]

Coups de pioche dans l'espace?

Aujourd’hui plus connu pour ses banques et ses rescrits fiscaux que pour sa tradition minière, alors même que la société ARBED (Aciéries Réunies de Burbach, Eich, Dudelange) a été un des géants de l’acier et que le pays a exploité des mines de fer comptant jusqu’à 30.000 km de galeries, le Grand-Duché du Luxembourg voit dans l’industrie de l’extraction une des diversifications à même de maintenir son statut de premier PIB / habitant du monde en valeur nominale. C’est le sens de l’initiative SpaceResources.lu (http://www.spaceresources.public.lu).


Imitant les Etats-Unis qui se sont doté d’une loi encadrant l’exploitation minière extra-atmosphérique (loi H.R. 2262 dite «US commercial space launch competitiveness act», signée le 25 novembre 2015 par le président Barack Obama) dont le titre IV organise la propriété des ressources tirées des corps célestes [American English «asteroid»], le gouvernement luxembourgeois a dédié une équipe de spécialistes à l’élaboration d’une réglementation protectrice pour les entreprises luxembourgeoises désireuses d’exploiter les ressources minières extra-atmosphériques.


Le Grand-Duché et la Société nationale de crédit et d’investissement (SNCI), une banque de droit public spécialisée dans le soutien aux projets luxembourgeois de long-terme, ont conclu un accord avec Planetary Resources Inc., une société minière extra-atmosphérique. L’accord portant sur un investissement de 12 millions de USD et 13 millions de USD de garanties fait du pays européen un actionnaire de référence de Planetary Resources Inc.


L’exploitation minière extra-atmosphérique ouvre trois perspectives intéressantes :
1) l’utilisation de matériaux « trouvés en chemin » pour faciliter la conquête spatiale et l’installation de colonies ;
2) la découverte de nouveaux métaux ou minéraux ;
3) le transport vers la Terre du produit de ces futures mines et la fin du spectre de certaines pénuries de matières premières.


Pays sachant attitrer les talents (48% de la population est étrangère, 167.000 travailleurs frontaliers dont la moitié de français), le Luxembourg, en contribuant à relever un défi scientifique et économique, devrait créer les conditions d’un nouveau développement de son industrie spatiale déjà très puissante grâce à la SES (Société européenne de satellites) fondée à Betzdorf en 1985, exploitante de 53 satellites géostationnaires.
[le 19 novembre 2016]

Sciences pour tous

La Berlin science week est une référence pour les festivals de vulgarisation scientifique. Du 1er au 10 novembre 2017, plus de 40 évènements sont organisés pour présenter l’état de la recherche dans des domaines aussi variés que la médecine, la métrologie, le numérique, l’archéologie ou l’intelligence artificielle. Du science slam avec un enchaînement de présentations de 10 minutes à la conférence classique, tout est fait pour faire sortir la recherche des laboratoires et mobiliser un large public autour des sujets les plus pointus. 
Ce festival des sciences confirme l’esprit campus de Berlin, où les échanges et l’ouverture d’esprit sont maîtres et où la coopération entre chercheurs et entrepreneurs favorise l’application pratique des travaux fondamentaux. 
Le programme de la Berlin science week s’intègre dans le cadre plus vaste de l’initiative Berlin brain city qui valorise le potentiel scientifique de cette ville qui compte 4 universités, 7 universités de sciences appliquées, 30 établissements privés d’enseignement supérieur et plus de 70 institutions scientifiques extra-académiques. 
Berlin qui attire déjà chercheurs et étudiants du monde entier, convaincus par les nombreux atouts de cette ville dynamique, multiplie les offensives pour attirer les start-ups européennes les plus dynamiques à la faveur de l’actuel mouvement de départ de Londres.
[4 novembre 2016]

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